ALBUM Marilyn Monroe : Le secret de l’Amérique

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Marilyn Monroe, le secret de l’Amérique

Préfacé par Francis Huster

Format 30 cm x 30 cm
500 pages

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Description

« Il y a toujours deux côtés dans une histoire »

Norman Jeane Baker, Marilyn Monroe disparaissent dans la nuit du 5 août 1962. Indissociables dans la mort, elles sont le fruit d’une enfance livrée aux familles d’accueil et aux orphelinats. Ignorant l’identité du père. Spectatrices impuissantes de la dégradation mentale de leur mère.

La première. Norman Jeane a louvoyé entre les villes exceptionnellement désertes de la Californie et les derniers fantômes de Francis Scott Fitzgerald. Car « la lumière verte de Jay Gatsby », celle de la Cité des Anges, ont été soufflées par le krach boursier de Wall-Street. Et si à New-York, la Croix Rouge distribue des soupes de légumes aux pauvres comme aux autres, à Los Angeles, les somptueuses villas se taisent pour eux.

Surgie de ce néant, l’âme charitable de Tante Anna qui conduit Norman Jeane à l’autel pour James Dougherty, un autre rescapé. Ces deux gosses ne s’aiment pas, ils ont juste besoin l’un de l’autre pour survivre. De toute manière, la sauvagerie des pilotes Japonais à Pearl Harbor leur garantit la fin rapide de ce mariage. L’Amérique est en guerre.

Au lendemain de la mort tragique de Franklin D. Roosevelt, l’improbable président des États-Unis, Harry Truman, confie à son secrétariat improvisé : « Malheureux ! Si vous cherchez un ami à Washington, je vous conseille vivement de vous procurer un chien ! » L’avertissement du petit homme du Missouri est tout autant valable pour Hollywood et ses mirages. Mais Norman Jeane est sur la couverture d’un magazine vulgaire et se retrouve à dîner au Jilly’s.

Le 14 janvier 1954. La seconde. Marilyn Monroe épouse la star des tribunes des stades de baseball. Joe DiMaggio promet de la protéger. Elle reçoit ses premières gifles.

Le divorce est un déchirement. Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr, Peter Lawford la consolent. L’un d’eux lui présente le candidat démocrate aux élections présidentielles. Il est riche, intelligent, drôle, séduisant, ambitieux et marié. John Fitzgerald Kennedy hante dorénavant ses nuits.

La Baronne noire, l’agent Paula Strasberg, la maintient hors des flots tout en lui assurant une immense carrière. Les coupes de champagne, les mensonges, les médocs sont des alliés. Marilyn rit aux éclats. Fait l’amour avec beaucoup. Y compris les taximen qui la ramènent dans son dix pièces.

En 1956, le dramaturge Arthur Miller accepte aussi ses avances. Elle porte du Chanel, le fantasme de ces millions d’hommes Blancs, Noirs, gros, grands, maigres, petits, beaux, édentés, malins, racés, répugnants et le sien. Leurs baisers sont ceux d’un couple qui s’est procuré une dernière fantaisie, « Le monde est une huître, mais on n’ouvre pas une huître avec douceur ».

À Londres, feuilletant le carnet intime de son homme, Marilyn est face à leur supercherie. Des mots lâches. Plus encore que le comportement bestial de Joe DiMaggio. Elle pleure. Regrette, « Jamais je n’aurais dû l’épouser ». Six jours avant l’investiture présidentielle de John F. Kennedy, elle lui fait ses adieux. Ils ne se reverront plus. Il le décide ainsi.

Au printemps 1961, le corps, l’esprit qu’elle désire tant, affrontent Fidel Castro, Nikita Khrouchtchev, l’armée d’Hô Chi Ming, sa douleur physique, viscérale…Et la colère du ciel. Joseph Kennedy, le patriarche du clan, s’écroule sur l’un des fairways du Country Golf Club de Palm Beach. Il n’alignera plus deux mots sans baver et attendra la mort sur un fauteuil roulant.

Quant à son adversaire officiel, celle-ci fait une prestation remarquable sur CBS. Le jour de la Saint Valentin. La Visite de la Maison Blanche par Madame John Fitzgerald Kennedy. Les Américains sont impressionnés. Elle autant. Pour la première fois depuis sa création, Marilyn se sent jalouse.

Elle se réconforte auprès du jeune ministre de la Justice. Tout comme elle, Bobby ferait n’importe quoi pour son frère aîné. Il travaille dix-huit heures par jour, veut mettre en prison les chefs de la mafia. Marilyn connaît l’un d’entre eux : Sam Giancana, « Il est si effrayant. On dit qu’il a tué de ses mains deux cents personnes… » Dans leurs conversations, il nomme J. Edgar Hoover, le directeur ancestral du FBI. Ils se détestent cordialement. Elle sait de quoi est capable ce « sale type » :  Écoutes téléphoniques chez ses amis à Hollywood, provoquer l’exil de son héros Charlie Chaplin…

Loin de Washington, de la Maison Blanche, Marilyn s’enfuit jusqu’aux œuvres de William Shakespeare. Imagine par écrit cette nouvelle histoire impossible, « Je produirai le Festival de Cinéma Shakespeare-Marilyn Monroe !… Je n’aurais plus jamais à me soucier des scénarios. Le plus grand des scénaristes ayant jamais existé travaillera pour moi…Je commencerai à interpréter Juliette…Je ferai une Juliette de quatorze ans, une vierge innocente mais dont la féminité naissante est fantastiquement sexy ! » Du tombeau le plus couru d’Angleterre nulle voix surgit pour répondre à la confession du sex-symbol de tous les temps.

Finalement, le 19 mai 1962, au Madison Square Garden, elle s’exhibe, nue, à John Fitzgerald Kennedy. Ivre. Magnifique. Le 35e président des États-Unis la rejoint sur scène, « Je peux maintenant quitter la politique après un tel hommage ! » Dans la salle, un millier de démocrates hurlent. Excités. Dans ce vacarme assourdissant, elle chuchote trois mots. Il sourit. Chez Arthur Krim, elle les lui répète. Ses yeux bleu-vert lui répondent.

Un mois plus tard, sur le plateau de Something’s Got To Give, elle nage nue. Cette fois pour son public. Ceux qui assistent à ce moment sont incapables de choisir l’adjectif qui le décrit le mieux. Magique. Tragique. Épique.

Dans la chambre unique de son hacienda, les vers de son impossible amant la font frissonner : « Doute que les astres soient de flammes, doute que le soleil tourne, doute de la vérité même, mais jamais ne doute que je t’aime ».

Les voici toutes deux déterminées à vivre. Norman Jeane ! Marilyn Monroe ! Elles s’engagent à dénoncer et licencier les charlatans. À fermer la porte à ceux qui ne désirent que leurs formes généreuses. Le public, le cinéma, eux seuls obtiendront leurs faveurs.

Aux aurores du 5 août 1962, on les découvre sans vie. La police de Los Angeles, le FBI, les journalistes, le reste du monde recherchent la vérité : Qui a tué Marilyn Monroe ? Aucun n’ose : Qui a tué Norman Jeane ?

De Hyannis Port, John F. Kennedy savoure des œufs au bacon. Du transistor de la cuisine, il perçoit la voix émue du meilleur commentateur des journaux du matin. Le téléphone sonne. Il ne répond pas et laisse cet appel à George Thomas. Il se lève. Gagne les rivages. De la fenêtre de leur chambre, Jackie l’observe. Il semble lever une main vers le ciel azur. Pour se protéger les yeux de la lumière déjà aveuglante de Cape Cod. L’une des domestiques brise cet instant, « Madame Kennedy avez-vous entendu ? C’est terrible ! » Elle fait signe oui de la tête, allume la première cigarette de la journée.

Et à des centaines de milliers de kilomètres de l’Atlantique, du tombeau de l’ancien monastère saxon de Stratford -Upon- Avon, près de ceux d’Anne et de Susanna Hall, les vitraux et les pierres perçoivent une voix. Une brève réponse aux tourments des mortels : « C’est la règle commune tout ce qui vit doit mourir, emporté par la nature dans l’éternité »

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Poids 3,4 kg

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